Mes questions ont vraiment commencé le jour où j’ai travaillé à un guichet, à la vente. Il m’arrivait que des clients reviennent dans la même journée… et que je ne me souvienne pas d’eux. Sur le moment, c’était une gêne très particulière: tu sais que tu devrais...
Je dois rencontrer une personne au moins trois fois avant de commencer à la “reconnaître”. Et encore, ce n’est pas automatique : c’est plutôt une construction progressive, comme si mon cerveau avait besoin de plusieurs essais pour accrocher. Parfois, une seule...
Sur mon lieu de travail, je côtoie chaque jour les mêmes personnes. Je devrais être à l’aise, reconnaître sans réfléchir, saluer naturellement. Et pourtant, la veille d’un week-end, pendant une soirée, une dame m’a saluée avec un grand sourire. Je lui ai rendu son...
La reconnaissance des visages m’est globalement aléatoire. Certaines personnes sont faciles à identifier, mais c’est rare. La plupart me demandent de vrais efforts, et certaines sont extrêmement difficiles à reconnaître, même après plusieurs mois ou années de contacts...
Je ne me rappelle presque jamais des visages et je dois me concentrer pour être certain de reconnaître la personne (à part ma famille proche). C’est comme si la reconnaissance ne venait pas “toute seule” : il faut que je force, que je vérifie, que je recolle les...
C’est une petite phrase de ma grand-mère qui m’a mis la puce à l’oreille. Un jour, elle m’a dit : « Si je me fais agresser dans la rue, je serai bien embêtée : je serais incapable de faire un portrait-robot pour… Lire la suite : Les autres mémorisent vraiment les visages ?
Chez moi, la difficulté à reconnaître les visages touche quelque chose de très intime. Elle touche mes relations affectives. Je l’ai compris très jeune. Adolescente, j’avais un petit copain qui habitait loin de chez moi. Nous ne pouvions donc pas nous voir… Lire la suite : Quand le visage de mon mari change, je ne me sens plus en sécurité
Pendant longtemps, j’ai pensé que mes difficultés à reconnaître les visages avaient commencé vers 14 ou 15 ans. C’est à cet âge que les problèmes sont devenus évidents. Je pouvais faire la bise à la mauvaise personne. Ignorer quelqu’un que je connaissais.… Lire la suite : Je croyais que ma prosopagnosie avait commencé à l’adolescence