Avant, j’étais la reine des stratagèmes : « Salut, ça fait plaisir ! » (très vague), questions-parapluie (« On s’est vues où déjà ? »), sourire, hochement de tête… Tout pour éviter qu’on remarque que je ne reconnaissais pas la personne en face. Désormais, je préfère...
Traduction française de l’article « Face-Blind » d’Oliver Sacks, publié le 23 août 2010 dans The New Yorker. À travers son propre témoignage de prosopagnosie — l’incapacité à reconnaître les visages — Sacks mêle science, introspection et récit clinique. Il y...
Un échange riche et sensible sur la prosopagnosie. Dans cette interview menée par Fabien Olicar, Ava Luquet parle d’elle avec une grande simplicité : elle vit à la fois avec une prosopagnosie (impossibilité de reconnaître les visages) et une hyperphantasie (imagerie...
Afterwork au bureau. Quelqu’un m’aborde : « Salut ! On s’est croisés la semaine dernière. » Mon cerveau, lui, affiche fond d’écran. Zéro visage. Je laisse parler dix secondes — et là, tilt. La voix. Je replace tout : c’est la personne qui m’avait dit que son chat...
Chez les personnes atteintes de prosopagnosie, la reconnaissance des visages est défaillante. L’aire fusiforme, spécialisée dans ce traitement, ne parvient pas à encoder ni à retrouver l’identité d’un visage. Le cerveau doit alors s’appuyer sur d’autres repères : la...
C’est une petite phrase de ma grand-mère qui m’a mis la puce à l’oreille. Un jour, elle m’a dit : « Si je me fais agresser dans la rue, je serai bien embêtée : je serais incapable de faire un portrait-robot pour… Lire la suite : Les autres mémorisent vraiment les visages ?
Chez moi, la difficulté à reconnaître les visages touche quelque chose de très intime. Elle touche mes relations affectives. Je l’ai compris très jeune. Adolescente, j’avais un petit copain qui habitait loin de chez moi. Nous ne pouvions donc pas nous voir… Lire la suite : Quand le visage de mon mari change, je ne me sens plus en sécurité
Pendant longtemps, j’ai pensé que mes difficultés à reconnaître les visages avaient commencé vers 14 ou 15 ans. C’est à cet âge que les problèmes sont devenus évidents. Je pouvais faire la bise à la mauvaise personne. Ignorer quelqu’un que je connaissais.… Lire la suite : Je croyais que ma prosopagnosie avait commencé à l’adolescence