Il y a un truc épuisant avec la prosopagnosie, c’est que tu peux te retrouver à jouer une scène entière… sans savoir qui est en face de toi. Ça m’arrive de parler de longues minutes avec des gens qui, visiblement, me connaissent très bien. Ils me demandent des...
Ma prosopagnosie m’a obligé à user de stratagèmes épuisants lorsque je rencontre des gens : sourire à n’importe quel inconnu qui me fixe pour éviter de vexer, ne jamais demander le prénom ou la profession par peur de blesser, ne jamais présenter les personnes lors...
Ça fait 40 ans que je connais ma meilleure amie. Quarante ans. On a partagé assez de vies pour que son visage soit censé être une évidence, un réflexe, un truc gravé dans le cerveau comme un code PIN. Et pourtant, l’autre jour, devant un resto, mon cerveau a décidé de...
Je ne reconnais pas mes enfants à distance. Pas comme les autres parents qui repèrent leur gamin en une demi-seconde au milieu du chaos. Moi, j’attends. Je scrute. Et souvent, ce sont eux qui viennent vers moi. Sans ça, je pourrais rester planté là, à regarder une...
Le mardi 31 mars, j’ai été invité dans l’émission Un jour, une vie sur RTL, animée par Faustine Bollaert, pour parler de prosopagnosie. Trente minutes à peine pour essayer de faire comprendre un trouble invisible, souvent méconnu, parfois tourné en dérision, et...
C’est une petite phrase de ma grand-mère qui m’a mis la puce à l’oreille. Un jour, elle m’a dit : « Si je me fais agresser dans la rue, je serai bien embêtée : je serais incapable de faire un portrait-robot pour… Lire la suite : Les autres mémorisent vraiment les visages ?
Chez moi, la difficulté à reconnaître les visages touche quelque chose de très intime. Elle touche mes relations affectives. Je l’ai compris très jeune. Adolescente, j’avais un petit copain qui habitait loin de chez moi. Nous ne pouvions donc pas nous voir… Lire la suite : Quand le visage de mon mari change, je ne me sens plus en sécurité
Pendant longtemps, j’ai pensé que mes difficultés à reconnaître les visages avaient commencé vers 14 ou 15 ans. C’est à cet âge que les problèmes sont devenus évidents. Je pouvais faire la bise à la mauvaise personne. Ignorer quelqu’un que je connaissais.… Lire la suite : Je croyais que ma prosopagnosie avait commencé à l’adolescence