On est en pleine discussion. La personne me parle avec enthousiasme — visiblement, on se connaît.
Mais moi, j’ai zéro souvenir. Aucun visage qui remonte. Rien.
Alors je compte sur lui.
Parfois, un simple regard lui suffit. Il glisse un prénom à mon oreille… et là, bam, tout revient :
les souvenirs, les conversations passées, les moments partagés — tout, sauf le visage.
Je peux alors rebondir, sourire, relancer, comme si de rien n’était.
C’est devenu un réflexe.
En société, on fonctionne en duo.
Il compense ce que mon cerveau ne sait pas faire.