Le FFA ne “marche pas” comme prévu, mais le problème ne vient pas d’une seule case du cerveau On résume souvent la prosopagnosie par une formule simple : “le FFA ne fonctionne pas”. Le FFA, ou Fusiform Face Area (aire fusiforme des visages), est une région du cerveau...
Il y a un sujet qui revient régulièrement dans ma boîte mail. Sous des formes différentes, mais avec toujours la même promesse au fond. Des chercheurs, des étudiant·es, des entrepreneur·ses m’écrivent pour me demander si des lunettes connectées pourraient aider les...
Point de départ En l’état actuel des connaissances, rien ne permet d’affirmer solidement que la prosopagnosie développementale touche davantage les femmes que les hommes. Les études disponibles estiment surtout la prévalence globale du trouble, souvent autour de 2 à...
La prosopagnosie est souvent présentée dans le grand public comme une forme de « cécité faciale ». L’expression est frappante, elle se retient bien, et elle donne tout de suite une idée générale du trouble. Mais elle est aussi trompeuse. Car une personne...
On croit souvent que reconnaître quelqu’un, c’est un geste volontaire. Une sorte de décision tranquille: “tiens, c’est Paul”. Dans ce contexte, savoir comment reconnaitre le visage d’une personne est essentiel. En réalité, c’est plutôt l’inverse: le cerveau te...
La prosopagnosie légère désigne une difficulté à reconnaître les visages… sans que ce soit forcément “catastrophique” au quotidien. Tu vois les visages normalement, mais ton cerveau n’arrive pas toujours à les transformer en identité fiable. Résultat: tu reconnais...
C’est souvent la voix qui me permet d’associer un nom à une personne, surtout quand je la rencontre hors de son cadre habituel. Le visage seul ne suffit pas. La voix, elle, déclenche quelque chose. Alors je m’y accroche. Et pour limiter… Lire la suite : Je reconnais à la voix… et je dis bonjour à tout le monde
Pendant longtemps, j’ai vécu avec la conviction que cette difficulté venait de moi. Je l’interprétais comme un défaut d’attention, un manque de concentration, une sorte de “paresse du regard”. Je m’en faisais le reproche, comme on se reproche une maladresse: si je… Lire la suite : Le jour où Oliver Sacks a mis un nom sur mon trouble
Pour moi, le déclic est arrivé pendant mes études de psychologie. En cours, en lisant, en recoupant les descriptions… j’ai fini par me rendre compte que ce que je vivais depuis longtemps avait un nom: la prosopagnosie. Jusque-là, je m’étais adaptée comme… Lire la suite : J’ai compris en psycho que j’étais prosopagnosique
Ancien professeur en lycée, la prosopagnosie a été ma plus grande difficulté pédagogique. Pas la préparation des cours. Pas la correction des copies. Pas la gestion du programme. Non. Le vrai mur, c’était la classe elle-même. Parce que la discipline, ça se… Lire la suite : Prof au lycée : impossible de nommer les élèves
La prosopagnosie… chez moi, ce n’est pas un “petit truc bizarre”. C’est une souffrance quotidienne. Au début, je n’avais aucun mot pour expliquer. Je vivais ça comme un trouble, un déficit intellectuel, une incapacité honteuse: “Pourquoi je n’arrive pas à retenir les… Lire la suite : On me croit lunatique, mais je ne reconnais pas les visages