Ce n’est pas un hasard si je suis photographe. Je compense très certainement mon manque de mémoire en enregistrant, d’une certaine façon, une partie de ma vie.

Ma prosopagnosie m’a obligé à user de stratagèmes épuisants lorsque je rencontre des gens : sourire à n’importe quel inconnu qui me fixe pour éviter de vexer, ne jamais demander le prénom ou la profession par peur de blesser, ne jamais présenter les personnes lors d’une discussion de groupe…