Cheveux bleus, piercing au nez : ma boussole sociale

Je suis prosopagnosique. je me fais des ami·e·s parmi les gens impossibles à rater. Cheveux bleus, roses, arc-en-ciel, sourcil percé, tatouages qui racontent des poèmes, quatre anneaux à l’oreille et un septum qui cligne de l’œil… Merci pour ces balises visuelles : mon cerveau les adore.

Dans une foule, je ne reconnais pas les visages, mais je repère très bien « la coupe bleue en carré + liner incroyable » ou « le bomber argent + bottes plateformes ». Résultat : je navigue au feeling fluo. C’est de la cartographie affective avec paillettes intégrées.

C’est pour ça que je me sens si bien dans la communauté queer : les styles sont créatifs, assumés, uniques. On choisit ses marqueurs, on les porte comme des bannières, et moi, j’y vois des phares. Et puis on y croise plein d’autres neuroatypiques ; on peut parler directement des stratégies qui aident, rigoler des quiproquos, poser des codes, sans se justifier pendant trois heures.

Moralité : si je te reconnais vite, ce n’est pas (seulement) parce que tu es inoubliable — c’est aussi parce que ta singularité m’offre un raccourci. Et si un jour tu changes tout : nouvelle coupe, nouveaux bijoux… préviens-moi : j’apporte les confettis, et on met à jour ma carte.

Je reconnais à la voix… et je dis bonjour à tout le monde

C’est souvent la voix qui me permet d’associer un nom à une personne, surtout quand je la rencontre hors de son cadre habituel. Le visage seul ne suffit pas. La voix, elle, déclenche quelque chose....

Le jour où Oliver Sacks a mis un nom sur mon trouble

Pendant longtemps, j’ai vécu avec la conviction que cette difficulté venait de moi. Je l’interprétais comme un défaut d’attention, un manque de concentration, une sorte de “paresse du regard”. Je...

J’ai compris en psycho que j’étais prosopagnosique

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Prof au lycée : impossible de nommer les élèves

Ancien professeur en lycée, la prosopagnosie a été ma plus grande difficulté pédagogique. Pas la préparation des cours. Pas la correction des copies. Pas la gestion du programme. Non. Le vrai mur,...

On me croit lunatique, mais je ne reconnais pas les visages

La prosopagnosie… chez moi, ce n’est pas un “petit truc bizarre”. C’est une souffrance quotidienne. Au début, je n’avais aucun mot pour expliquer. Je vivais ça comme un trouble, un déficit...

Dans ma famille, on confond les visages de génération en génération

Dans ma famille, la prosopagnosie n’est pas arrivée comme une grande révélation. Elle a d’abord été… une blague. Mon père avait du mal à reconnaître les gens. Il associait souvent les personnes deux...

79 ans de lutte silencieuse avant de mettre un mot dessus

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Suis-je censé connaître cette personne ?

Ce qui est “drôle” pour les autres est souvent beaucoup moins drôle pour moi. Par exemple, je peux être incapable de reconnaître un ami d’enfance que je n’ai pas vu depuis trois ou quatre ans. Pas...

Découvrir sa prosopagnosie à l’âge adulte : Je croyais juste que j’étais nulle pour reconnaître les gens

Je viens tout juste de découvrir ma prosopagnosie. Et d’un coup, plein de morceaux éparpillés de ma vie se sont remis en ordre. Ça explique pourquoi, devant une série, je préfère souvent écouter...