Ce n’est pas que je suis asocial, ni que je manque d’intérêt pour les autres. Au contraire. J’écoute avec attention. Je me souviens des voix, des projets, des phrases échangées… mais pas des visages.
Même mes étudiant·es croient parfois que je suis distant. Ils pensent que je ne retiens pas qui ils sont. Mais je me souviens de leurs centres d’intérêt, de ce qu’ils m’ont raconté, de leurs questionnements. Juste… pas de leur visage.
En dehors de la salle de classe, je suis perdu. Si je croise l’un d’eux dans un couloir ou à la cafétéria, je ne le reconnais pas. Parfois, je souris à tout le monde au cas où. Parfois, je baisse les yeux.