Résultats du test de
Ce test expérimental d’auto-évaluation de la prosopagnosie repose sur une vingtaine de questions inspirées de témoignages.
Il a pour objectif de discriminer les personnes prosopagnosiques des non prosopagnosiques. Afin d’offrir un indice aux personnes qui doute quant à leur capacité à reconaitre les visages.
Les scores vont de 7 à 58.
Le 18 juin 2025, 194 réponses ont été enregistrées.
Moyenne du groupe
Prosopagnosie
Moyenne du groupe
Non prosopagnosie
Moyenne du groupe
Je ne sait pas
Méthodologie
Les participants étaient invités à s’auto-identifier dans l’un des trois groupes suivants :
Oui, je suis certain·e d’être prosopagnosique
Non, je suis certain·e de ne pas l’être
Je ne suis pas sûr·e
Résultats
Les résultats de cette première phase exploratoire montrent une différence marquée de score moyen entre les personnes se déclarant prosopagnosiques et celles ne s’identifiant pas comme telles. Cette distinction laisse entrevoir le potentiel de ce test en tant qu’outil de repérage ou de sensibilisation à la prosopagnosie.
Cependant, il est essentiel de souligner que la cohérence interne de l’outil n’a pas encore été évaluée à l’aide de mesures statistiques appropriées, telles que l’alpha de Cronbach. En l’état, les écarts-types permettent seulement d’observer une certaine homogénéité des réponses à l’intérieur de chaque groupe, mais ne suffisent pas à attester de la fiabilité psychométrique du test.
Ce test ne peut en aucun cas se substituer à un diagnostic médical. Il s’agit d’un outil de sensibilisation en construction, dont le but est d’aider les personnes qui s’interrogent à mieux comprendre certains mécanismes de compensation qu’elles auraient pu développer, et à se situer par rapport aux profils de personnes s’identifiant comme prosopagnosiques.
Limites de l’étude
Cependant, cette première phase présente plusieurs limites :
Aucune donnée sociodémographique (âge, genre, niveau d’études, présence éventuelle d’autres troubles) n’a été collectée. Il n’est donc pas possible de corriger les biais de représentativité ou de croiser les données avec d’autres variables pertinentes.
L’échantillon est auto-sélectionné, ce qui constitue un biais méthodologique important. Les personnes ayant répondu au test proviennent principalement de relais diffusés sur les réseaux sociaux ou de recherches spontanées sur Internet à propos de la prosopagnosie. Ce mode de recrutement favorise la participation de personnes déjà sensibilisées au trouble ou concernées de près, ce que confirment les résultats par la proportion de répondant·es s’identifiant comme prosopagnosiques, ainsi qu’une surreprésentation de profils neuroatypiques, y compris parmi celles et ceux se déclarant non prosopagnosiques.
La taille des sous-échantillons est hétérogène, avec une surreprésentation du groupe des personnes non prosopagnosiques (n = 88), comparée à celui des personnes se déclarant prosopagnosiques (n = 37). Cette disparité limite la portée de certaines analyses comparatives, notamment en matière d’inférence statistique. Toutefois, les écarts de moyenne et de dispersion observés demeurent suffisamment marqués pour suggérer la validité discriminante du test à ce stade exploratoire.
Pas de validation clinique
Conclusion
Les résultats de cette enquête exploratoire suggèrent une corrélation entre un score élevé au test d’auto-évaluation et la probabilité de présenter un profil prosopagnosique. Un score supérieur à 33 semble constituer un seuil au-delà duquel la probabilité d’être concerné par la prosopagnosie devient significative.
La moyenne des scores varie nettement entre les groupes, ce qui laisse penser qu’il pourrait servir d’outil de repérage (et non de diagnostic), après calibration sur une cohorte élargie. Un recueil plus poussé de métadonnées permettra à l’avenir de renforcer la robustesse scientifique du dispositif.
Résultats
🔴 Personnes prosopagnosiques :
- Nombre : 37
- Moyenne : 41,2
- Écart-type : ±8,1
La plupart des personnes de ce groupe ont un score entre 33 et 49.
Bonne cohérence du groupe, ce qui renforce la crédibilité du test : les gens qui se déclarent prosopagnosiques ont bien des scores élevés et proches entre eux.
🔵 Personnes non prosopagnosiques :
- Nombre : 88
- Moyenne : 21,1
- Écart-type : ±6,6
La plupart ont un score entre 14 et 28.
Les scores sont relativement homogènes, donc ton test est discriminant.
🟢 Personnes incertaines :
- Nombre : 69
- Moyenne : 30,6
- Écart-type : ±6,2
La plupart ont un score entre 21 et 42.
Leur groupe est plus hétérogène (certains proches des non, d’autres proches des proso). C’est logique : ce sont justement ceux qui hésitent.



















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