J’ai été diagnostiquée autiste à 30 ans. En faisant mes recherches, je suis tombée sur un truc qui m’a fait tilt: la prosopagnosie est assez courante chez les personnes TSA.
Du coup, je me suis repassé plein de scènes de ma vie. Enfant, je confondais parfois mon père avec d’autres messieurs. Je ne reconnaissais pas toujours mes amis dans la rue, surtout hors contexte. À l’époque, je mettais ça sur un manque d’attention ou sur le stress, sans vraiment comprendre.
Depuis que j’ose l’assumer et que je préviens les gens, je le vis beaucoup mieux. Ça ne règle pas tout, mais ça enlève une énorme couche de honte et de malaise.