J’ai compris en psycho que j’étais prosopagnosique

Pour moi, le déclic est arrivé pendant mes études de psychologie. En cours, en lisant, en recoupant les descriptions… j’ai fini par me rendre compte que ce que je vivais depuis longtemps avait un nom: la prosopagnosie. Jusque-là, je m’étais adaptée comme on s’adapte à une bizarrerie personnelle: je compensais, j’évitais certaines situations, je me demandais parfois si c’était moi qui étais “trop distraite”, “pas assez attentive”, ou juste “mauvaise avec les gens”.

Et surtout, avant de tomber sur votre travail, je n’avais même pas envisagé une chose toute simple: qu’on puisse demander une forme de reconnaissance. Demander que ce soit pris en compte. Demander que ce soit compris. Comme si ça n’avait pas le droit d’exister dans le monde réel, seulement dans les livres.

Voir ce travail, voir que quelqu’un met des mots, des ressources, et de la place pour ça, ça m’a fait quelque chose de très concret: ça m’a retiré un poids. Ça m’a donné le sentiment que ce n’était pas juste “mon problème”, mais une réalité partagée, légitime.

Je reconnais à la voix… et je dis bonjour à tout le monde

C’est souvent la voix qui me permet d’associer un nom à une personne, surtout quand je la rencontre hors de son cadre habituel. Le visage seul ne suffit pas. La voix, elle, déclenche quelque chose....

Le jour où Oliver Sacks a mis un nom sur mon trouble

Pendant longtemps, j’ai vécu avec la conviction que cette difficulté venait de moi. Je l’interprétais comme un défaut d’attention, un manque de concentration, une sorte de “paresse du regard”. Je...

Prof au lycée : impossible de nommer les élèves

Ancien professeur en lycée, la prosopagnosie a été ma plus grande difficulté pédagogique. Pas la préparation des cours. Pas la correction des copies. Pas la gestion du programme. Non. Le vrai mur,...

On me croit lunatique, mais je ne reconnais pas les visages

La prosopagnosie… chez moi, ce n’est pas un “petit truc bizarre”. C’est une souffrance quotidienne. Au début, je n’avais aucun mot pour expliquer. Je vivais ça comme un trouble, un déficit...

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Dans ma famille, la prosopagnosie n’est pas arrivée comme une grande révélation. Elle a d’abord été… une blague. Mon père avait du mal à reconnaître les gens. Il associait souvent les personnes deux...

79 ans de lutte silencieuse avant de mettre un mot dessus

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Quand j’étais enfant, j’avais l’impression qu’il y avait dix mille élèves dans ma classe. Pas au sens “c’était bruyant”, mais au sens où les visages ne se fixaient pas. Tout se mélangeait. Tout...

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Découvrir sa prosopagnosie à l’âge adulte : Je croyais juste que j’étais nulle pour reconnaître les gens

Je viens tout juste de découvrir ma prosopagnosie. Et d’un coup, plein de morceaux éparpillés de ma vie se sont remis en ordre. Ça explique pourquoi, devant une série, je préfère souvent écouter...

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Ce souci est récurrent chez moi, mais j’ai appris à faire avec. Pendant longtemps, je me suis raconté une histoire simple : je suis étourdi, j’ai une mémoire pourrie, je plane. Ça passait bien, ça...