Je me souviens de l’angoisse à l’appel de mon prénom… je devais alors quitter mes parents et rejoindre ma sizaine (le groupe de 6 autres enfants avec qui je passais le week-end).
J’avançais alors en scrutant les groupes, marchant lentement pour voir lequel me regardait avec le plus d’attention… Je jouais un peu à chaud-froid en lisant les réactions sur le visage des groupes selon que je m’éloignais ou m’approchais d’eux.
Tout le monde portait la même chemise et le même foulard. Je me suis fait un seul copain là-bas, un enfant pas très grand et un peut fort, toujours dans son coin… C’est là que j’ai appris à détester les uniformes