Dans ma vie perso, je n’ai aucun mal à savoir qui est qui — je les reconnais de loin, parfois de très loin.
Mais si je ferme les yeux, impossible de visualiser leur visage. C’est comme un trou noir dans ma mémoire.
Ce que je reconnais, c’est leur silhouette, leur façon de bouger, leur style, leur énergie.
Même s’ils changent de coupe de cheveux, je les repère.
C’est émotionnel, presque corporel.
Je me base sur ce qu’ils me font ressentir, sur les petits détails que je connais par cœur.
Ce n’est pas leur visage qui me les rend familiers.
C’est tout le reste. Ce qui vibre autour d’eux.